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Google +1 = « J’aime » ?
« Les personnes intelligentes plagient, les génies volent… » c’est en substance ce qu’avait dit un jour Picasso. Google faible de son couac avec Buzz, en maître du « réseau », tente à nouveau la conquête de l’adjectif « social ». Experimenté actuellement en US, +1 n’est rien d’autre que le j’aime de Zuckerberg, la « sociabilisation » se ferait pour et à travers les utilisateurs d’un compte Gmail. Certes se sera en plus du PR, un nouvel indice de popularité, une nouvelle manière de populer sa base de données utilisateurs…
Plagia ou vol d’idée qu’importe finalement, la question serait plutôt : est ce bien raisonnable que tout converge vers 1984 d’Orwell alors que nous sommes en 2011 ? « This is something your should check out », je connaissais LOL pour le rire de lourdaud mais faudrait inventer le « rire doucement », disons SMOL ?
(Je vais vite vite déposer un copyright avant que big bro me le pique…)
Le musée des Beaux-Arts à Saigon
Le musée des Beaux-Arts (Bao Tang My Phuat) se donne à voir dans une belle demeure particulière au sud du centre ville, tout prés du Marché Ben Thanh. Il s’agit d’un édifice Art Déco, orienté selon les règles du Feng Shui, que l’on doit à un riche marchand chinois des années 1920, passionné d’art.
L’établissement renferme des œuvres picturales de l’époque classique à l’époque contemporaine, en passant par des peintures issues du réalisme socialiste. Un étage est également consacré à des antiquités, pour la plupart issues de sites archéologiques Champa – tel que My Son – et du site antique d’Eo Co, situé dans le delta du Mékong.
C’est loin s’en faut, ce qu’on fait de mieux en matières de musée, surtout en matière d’agencement et de présentation, cependant on y passe un agréable moment. C’est très (trop) occidentalisé, est-ce pour nous rappeler que le Viêt Nâm est une ancienne colonie française ou seulement un attrape touriste ? Il manque cruellement d’âme à se demander si le musée n’est pas dehors dans les rues où se pressent artisans de toutes sortes…
Informations pratiques :
Musée des Beaux-Arts – 97 A Pho Duc Chinh – Hô Chi Minh-Ville
Tél. : 00 84 08 82 94 441
Horaires : du mardi au dimanche, de 9h à 17h. Tarif : 10 000 dôngs.
Traduction, technologies et imagination…
Grâce à la combinaison de l’informatique et des apports humains, grâce aux suggestions des utilisateurs, les outils de traduction risquent de progresser de manière considérable.
En effet nous connaissons tous des « traducteurs en ligne » (Reverso, Systran, Google, etc…), assez efficaces pour le mot à mot mais très limités du fait du traitement purement informatique. Il s’agit dorénavant de tabler sur une forme d’intelligence hybride homme/machine : un algorythme ajouté à la contribution des internautes (au même titre que wikipédia). Cette formule risque de porter ses fruits très rapidement et de fournir de bien meilleures traductions. C’est le pari des ingenieurs chez Google, entre autres.
Imaginons ensuite que cette technologie de traduction au point, soit couplée à l’informatique dans le domaine sonore : reconnaissance et synthèse vocale… Voyez-vous le potentiel ? Et si moi Viêtnamien j’appelais Monsieurs Smith à Londres et que notre conversation soit traitée en temps réel… et de surcroit en VOip ! Il est formidable de pouvoir se dire qu’un jour nous pourrons communiquer avec des Etrangers de n’importe quel point du globe dans notre langue maternelle.
Allons encore plus loin…dotons nous de microphones et casques portables avec un petit boîtier bouré de puces électroniques et une connection 4G…
Internet nous a mis sur les chemins du vaste monde virtuel mais la technologie nous amenera peut-être à entendre et comprendre le monde des vivants, réel… une vraie Tour de Babel.
La critique est facile, l’art…
Selon un article du Monde Steve Jobs, n’aime pas Flash qui est utilisé pour les lecteurs vidéo, des jeux et applications en ligne… Comme sur l’iPhone il ne sera pas possible de lire les animations flash dans le navigateur de l’iPad. S’exprimant devant une partie de ses salariés, le PDG d’Apple avait estimé qu’Adobe faisait preuve de « fainéantise » : « Ils ont le potentiel pour faire des choses intéressantes, mais ils refusent de les faire. (…) Les produits Apple ne sont pas compatibles avec Flash parce que Flash contient trop de bugs. »
Il est amusant de constater que l’on soit un petit ou un grand du monde des nouvelles technos, ce trait de caractère de la nature humaine qui consiste à critiquer ce dont on n’est pas l’auteur au lieu de démontrer les biens fondés de son propre travail est monnaie courante. Cette aggressivité « animale » qui pousse même les génies potentiels, ces hommes qui peuvent marquer l’histoire, à piétiner le jardin des autres dans un total irrespect de la réalité, avec le plus souvent une bonne dose de mauvaise foi…. On parle de « bugs », de « besoins de ressources gourmandes », de « faille de sécurité », de « fainéantises » pour Adobe du coté d’Apple…
Flash est disponible sur 98% de tout le parc informatique, quel que soit le système d’exploitation, c’est probablement l’une des technologies les plus universelle pour le multimédia et l’interactivité… La redorage récent du blason d’Apple n’aurait-il pas fait gonfler les chevilles du crâneur M. Jobs ? Et si il nous expliquait à quoi nous serviraient les centaines de milliers de jeux et applis à deux balles payantes de l’Apple Store si le lecteur flash était pris en charge par l’iPhone et l’iPad ? Par ailleurs 85% des sites web contiennent du Flash à différentes proportions. Le simple fait de bloquer cette technologie n’est-il pas une forme de « censure » ?
Jobs aurait pu être un De Vinci mais il ne sera qu’un simple vendeur qui nous prend pour des pommes. Espérons qu’à l’avenir les dirigeants de grandes firmes apprennent à raison garder pour faire la part belle à l’universalité, cette valeur qui montre un trait de caractère généreux et partageur, une invitation à communiquer sur les mêmes bases malgré la variété des individus. Normalisons des outils pour les partager et laissons la créativité des différences les utiliser pour les faire avancer avecs leur défauts, privilégions et respectons la grandeur de l’acte au lieu de celle du chiffre d’affaire… Il existe un domaine qui peut-être mériterait cette idée facile non critique : l’art… difficile.
Paul NGUYEN.
