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Flash par Jobs : La critique est facile, l’art…

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Selon un article du Monde Steve Jobs, n’aime pas Flash qui est utilisé pour les lecteurs vidéo, des jeux et applications en ligne… Comme sur l’iPhone il ne sera pas possible de lire les animations flash dans le navigateur de l’iPad. S’exprimant devant une partie de ses salariés, le PDG d’Apple avait estimé qu’Adobe faisait preuve de “fainéantise” : “Ils ont le potentiel pour faire des choses intéressantes, mais ils refusent de les faire. (…) Les produits Apple ne sont pas compatibles avec Flash parce que Flash contient trop de bugs.”

Il est amusant de constater que l’on soit un petit ou un grand du monde des nouvelles technos, ce trait de caractère de la nature humaine qui consiste à critiquer ce  dont on n’est pas l’auteur au lieu de démontrer les biens fondés de son propre travail est monnaie courante. Cette agressivité “animale” qui pousse même les génies potentiels, ces hommes qui peuvent marquer l’histoire, à piétiner le jardin des autres dans un total irrespect de la réalité, avec le plus souvent une bonne dose de mauvaise foi… On parle de “bugs”, de “besoins de ressources gourmandes”, de ” faille de sécurité”, de “fainéantises” pour Adobe du coté d’Apple…

Flash est disponible sur 98% de tout le parc informatique, quel que soit le système d’exploitation, c’est probablement l’une des technologies les plus universelle pour le multimédia et l’interactivité… La redorage  récent du blason d’Apple n’aurait-il pas fait gonfler les chevilles du crâneur M. Jobs ? Et si il nous expliquait à quoi nous serviraient les centaines de milliers de jeux et applis à deux balles payantes de l’Apple Store si le lecteur flash était pris en charge par l’iPhone et l’iPad ? Par ailleurs 85% des sites web contiennent du Flash à différentes proportions. Le simple fait de bloquer cette technologie n’est-il pas une forme de “censure” ?

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Jobs aurait pu être un De Vinci mais il ne sera qu’un simple vendeur qui nous prend pour des pommes. Espérons qu’à l’avenir les dirigeants de grandes firmes apprennent à raison garder pour faire la part belle à l’universalité, cette valeur qui montre un trait de caractère généreux et partageur, une invitation à communiquer sur les mêmes bases malgré la variété des individus. Normalisons des outils pour les partager et laissons la créativité des différences les utiliser pour les faire avancer avec leurs défauts, privilégions et respectons la grandeur de l’acte au lieu de celle du chiffre d’affaire… Il existe  un domaine qui  peut-être mériterait cette idée facile non critique  : l’art… difficile.

Paul NGUYEN.

Flash vs. Apple : Quand la Critique Remplace l’Innovation


Dans un article du Monde, il est rapporté que Steve Jobs, le PDG d’Apple, exprimant son désintérêt pour Flash, critiquait ouvertement son utilisation pour les lecteurs vidéo, les jeux et les applications en ligne. Jobs déplorait l’impossibilité de lire les animations Flash sur l’iPad, déclarant devant ses employés qu’Adobe faisait preuve de “fainéantise” en raison des nombreux bugs présents dans Flash. Cette critique soulève la question de la propension humaine à critiquer ce qu’on ne crée pas au lieu de valoriser son propre travail. Bien que Flash soit largement utilisé, Jobs défendait la décision d’Apple de ne pas le supporter, mettant en avant les défauts de cette technologie.

La controverse soulève des interrogations sur la compatibilité et l’universalité dans le domaine technologique. Jobs, souvent perçu comme un visionnaire, se voit reprocher une attitude dogmatique qui peut nuire à l’ouverture et à l’innovation. L’importance de favoriser une approche plus inclusive et collaborative dans le développement technologique est soulignée, mettant en avant l’idée de valoriser l’universalité et la diversité plutôt que de simplement privilégier la rentabilité.

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Évolution de Flash avec Macromedia : Une histoire de créativité et de défi technologique

L’histoire de Flash avec Macromedia remonte aux années 1990, lorsque cette société a acquis FutureWave Software, le créateur original de Flash. À l’origine, Flash était conçu pour créer des animations vectorielles simples, mais son potentiel pour le développement d’applications web interactives a rapidement été reconnu.

Avec Macromedia, Flash a connu une croissance exponentielle, devenant l’un des outils les plus populaires pour la création de contenus multimédias et interactifs sur le web. Il a permis aux développeurs de concevoir des sites web dynamiques, des jeux en ligne et des applications riches en contenu.

L’une des versions les plus influentes de Flash a été la version 4, qui a introduit des fonctionnalités avancées telles que l’actionscript, un langage de script permettant d’ajouter une interactivité complexe aux applications Flash.

En 2005, Macromedia a été acquise par Adobe Systems, ce qui a conduit à l’intégration de Flash dans la suite Adobe Creative. Sous Adobe, Flash a continué à évoluer, mais a également rencontré des défis, notamment en raison de problèmes de sécurité et de l’émergence de normes web alternatives comme HTML5, qui offrait une alternative plus légère et plus compatible avec les appareils mobiles.

Finalement, en 2020, Adobe a annoncé la fin du support de Flash et la suppression de Flash Player de ses produits. Cette décision a marqué la fin d’une ère pour Flash, mais son impact sur l’histoire de l’internet et du développement web reste indéniable.